Les photos d'Evelyne et de Laurent

 

CAMP DE DELEGATION

17-20 mai 2007

OVRONNAZ

 

Jeudi 17 mai – 13h – Cité du Genévrier

 

Il pleut, il fait froid, c’est un temps à « ne pas mettre un basketteur dehors », à se calfeutrer au coin du feu ou devant la télévision… Mais non, une grande aventure nous attend : la rencontre de toute la délégation suisse aux Jeux Mondiaux Special Olympics à Shanghai. Départ donc direction Ovronnaz. Pour certains la route, même sinueuse et envahie de brouillard les mènera directement au Centre Sportif Cantonal Valaisan, pour d’autres une halte à la gare de Riddes et le secours de Pierre transformé en GPS vivant sera nécessaire !

Accueil, installation dans des chambres confortables et très vite nous nous retrouvons autour d’une table pour une première séance de l’équipe de basket : mise au point des règles de vie dans la maison, vis-à-vis des membres de la délégation et au sein de l’équipe. Ce camp est aussi destiné à vérifier où en est chacun dans sa préparation physique et mentale face aux Jeux et les personnes jugées inaptes à vivre cet événement sportif peuvent encore être retirées de la délégation. Un retour sur la vie de l’équipe ces derniers mois a permis de constater que le match de l’AVB contre Morges (le 21  avril ) a marqué un tournant décisif dans l’évolution de l’équipe. Ce match catastrophique tant au niveau du score qu’au niveau du mental de l’équipe aurait pu compromettre toute la suite de la saison tant au niveau du championnat AVB que de Special Olympics, en cassant l’élan et la motivation de l’équipe et des joueurs. Mais c’est le contraire qui s’est produit : très rapidement, dans les vestiaires déjà, chacun a reconnu ses erreurs et sa responsabilité dans ce désastre. Puis, sous l’impulsion de quelques-uns, les joueurs se sont parlés, se sont rassemblés et motivés pour passer par-dessus ce faux-pas. Les matches suivants ont montré ce chemin et actuellement l’ambiance au sein de l’équipe est saine, franche et amicale. Notre but est de conserver cet état d’esprit en vue des Jeux et de le montrer dans notre travail ici au camp de délégation. Puis Pierre a dit à chacun un mot sur ses forces, ses faiblesses, sa place dans l’équipe et ce que nous attendons de lui pour la suite.

Et déjà vint l’heure du repas, suivi de la première réunion de la délégation dans son ensemble. 90 personnes réparties de la façon suivante : football – 12 athlètes+3 coaches – sélection vaudoise(Eben Hézer Lausanne+Lavigny) / Basket-ball – 9 athlètes+2 coaches – de Bad Heustrich (BE) / basket-ball unifié – 10 athlètes+2 coaches – Aloha Riviéra-Chablais(VD) / Tennis – 4 athlètes+2 coaches – sélection suisse / Equitation – 4 athlètes+2 coaches – sélection suisse / Cyclisme – 4 athlètes+2 coaches – EPSE La Combe (GE) / Athlétisme – 6 athlètes+3coaches – club d’athlétisme de Wohlen-Lenzburg(AG) / Boccia – 4 athlètes+2 coaches – sélection tessinoise / Natation – 4 athlètes+ 2 coaches – Frisport (FR) / Judo – 4 athlètes+2 coaches – Chaux-de-fonds (NE) et Uster (ZH) / Golf – 2 athlètes+2 coaches – sélection tessinoise / Yolande Nick et Didier Bonvin - responsables de la délégation + Laurent Bleuze – photographe.

C’est impressionnant d’être aussi nombreux a dit Jérôme. Et pas facile de se rencontrer et faire connaissance. Pourtant c’est bien l’un des buts principaux de ce camp. Il est important de se sentir partie prenante de cette représentation et c’est maintenant que cela doit se faire car en dehors du voyage et des jours d’acclimatation, nous n’aurons jamais l’occasion d’être ensemble, chaque sport étant ensuite réparti aux 4 coins de Shanghai en fonction des lieux de compétition.

La soirée va donc continuer sur ce thème et les athlètes, répartis en plusieurs groupes mélangés, vont partir à la découverte de certains des sports représentés par la Suisse à Shanghai. Autour de cette expérience, les avis sont partagés :

Gabriel Feletar a beaucoup aimé essayer le tennis, d’ailleurs à chaque pause il va taper la balle sur le court de tennis…

Sébastien respecte le choix de chacun, mais lui… « la pétanque ou le tennis c’est pas mon truc. Moi je fais du basket et c’est ça que j’aime ! »

Rui, lui, apprécie le changement et de pouvoir s’essayer à des sports qu’il ne connaît pas, ça lui plaît.

Quant à Jérôme, c’est le relais en athlétisme qu’il a préféré.

 

Tout au long de la journée nous avons pris des moments individuellement avec chacun pour remplir  le questionnaire qu’ont établi deux jeunes filles qui font leur travail de maturité sur l’équipe unifiée et sa préparation aux Jeux Mondiaux. J’ai beaucoup aimé ces moments car les questions posées ont amené les joueurs à parler de leurs émotions, de leurs sentiments et à nous livrer des réflexions sur eux-mêmes fort utiles dans notre approche de l’équipe et notre souci d’en faire une équipe qui puisse se parler et se dire dans le respect et en favorisant ainsi sa cohésion.

 

La phrase que j’ai le plus entendue aujourd’hui est : « C’est un rêve…jamais je n’aurais imaginé que je vivrai cela… ! »

 

Vendredi 18 mai

 

Une drôle de surprise attendait Gabriel Testuz à son réveil : une colonie de fourmi avait envahi son sac, ses habits, son lit… « Je déteste ça ! », nous confie-t-il…

Quant à Gabriel F. il exprime lui avec justesse son besoin d’avoir un moment tranquille pour lui au réveil et qu’il lui est difficile d’être directement en phase avec ses camarades de chambre et tout le monde qui vit dans ce Centre. Ce matin il y est arrivé.

La journée est consacrée principalement au sport avec 2 points forts : la remise de l’équipement de délégation et une soirée aux bains thermaux.

Nous les entraîneurs sommes contents d’avoir une fois plus de temps devant nous pour travailler sur la décontraction musculaire, ce qu’il n’est plus possible de faire lors des entraînements hebdomadaires. L’effet de ce travail se fera sentir immédiatement dans l’entraînement technique qui suit et surtout lors du match que nous avons organisé avec l’équipe de Bad Heustrich également sélectionnée pour ces Jeux.

S’entraîner durant 2h30 à suivre c’est intéressant : il y a les moments d’enthousiasme, les coups de fatigue, les peurs et les émotions qui ressortent. Ça nous fait voir nos limites dira Rui. Pour certains ça leur paraît trop, Sébastien, lui, même après 10h d’entraînement est sûr de se sentir frais comme une rose et prêt à continuer, ce que nous croyons volontiers vu le tonus qui est le sien.

A 11 h Yolande, notre chef de délégation, sort des cartons les équipements qui seront les nôtres pour ce voyage. Chacun, coach et athlète reçoit sac de sport, sac à dos, polo, T-shirts, training, short et K-way, le tout dans une magnifique ligne noire et rouge . C’est vraiment du beau matériel qui met chacun en valeur.

L’entraînement de l’après-midi est technique mais très ludique : travail du dribble dans un carré de piquets de plus en plus serrés, affinement du shoot sous forme de concours et  approche du dunking avec minitramp et gros tapis… Travail sérieux dans une ambiance détendue et franchement hilare par moment. L’esprit de l’équipe se consolide, les problèmes du quotidien lâchent peu à peu prise pour laisser la place au plaisir du jeu et de la camaraderie.

Nous terminerons cette journée en beauté dans les bains d’Ovronnaz où chacun a apprécié le cadre, la chaleur et le sentiment de détente que procure cette baignade.

 

Michaël soulignera combien il est bon de passer toute une journée ensemble. C’est tellement différent des entraînements du soir où chacun arrive de son boulot, avec ses soucis, s’entraîne puis repart de son côté sans avoir eu le temps ni l’occasion de partager plus que le sport. Aujourd’hui nous avons eu le temps de parler, de suer et de jouer ensemble. D’autres aspects de chacun de nous se révèlent.

 

Samedi 19 mai

 

C’est , comme hier, la musique de Nirvana qui nous tire de notre sommeil et nous propulse dans une nouvelle journée de sport. Nous reprenons notre travail sur les fondamentaux du basket, d’abord par une bonne séance de décontraction musculaire. Je suis épatée de la progression dans la confiance que les joueurs acquièrent dans leur corps, ce qui nous permet à nous entraîneurs d’approcher davantage leur corps, de les toucher. Ils laissent aller totalement leur tête, leurs bras, leurs jambes dans les mains de l’autre, coach ou coéquipier. Un gros travail d’intériorisation est également en cours autour de la respiration et de la reconnaissance de son corps.

Plus techniquement, nous travaillons intensivement le dribble, l’élévation et le tir au panier. Si dans les exercices ludiques et individuels, l’engagement et l’état d’esprit mènent à de belles réussites, la mise en situation dans le jeu d’équipe est moins concluante. Motivation et investissement manquent. Un seul joueur mal disposé et agressif vis-à-vis de ses coéquipiers réussit à pourrir toute l’ambiance à tel point qu’il finit par s’exclure totalement de l’équipe… Il faudra toute la patience et la détermination de Pierre pour le ramener à la réalité des besoins de l’équipe et des attentes du coach. Toutefois c’est fragile et le travail à faire pour rejoindre définitivement l’équipe qui partira à Shanghai est loin d’être abouti. Il n’est pas question de prendre le risque d’emmener une personne qui n’est pas totalement au service de l’équipe ou qui risque par son attitude et son comportement de fragiliser les membres de la délégation.

Nous terminerons la matinée en transmettant à l’équipe toutes les informations pratiques que nous avons reçues la veille lors de la séance des coaches. Ces infos font l’objet d’une page particulière sur notre site.

Le début de l’après-midi nous retrouve en salle de gym pour affiner l’équilibre, la coordination et l’agilité sous forme de jeux. A nouveau l’ambiance est gaie et détendue d’autant que chacun vient d’essayer son maillot de l’équipe suisse. Ouahhh !! Ils sont beaux nos basketteurs dans cette tenue et heureux de la porter !

Puis nous rencontrons le médecin conseil de Special Olympics qui nous prodigue quelques conseils avisés quant à la préparation du voyage, au décalage horaire et  aux précautions à prendre sur place pour éviter les désagréments d’une diarrhée ou autre incommodation passagère. Ces informations figureront également sur la page des informations pratiques.

Dès cette rencontre terminée, nous réintégrons la salle de gym où un dernier match contre Bad Heustrich nous attend… Malheureusement ce fut une vraie catastrophe…

L’équipe de Bad Heustrich montre une forte détermination, elle est rapide à la contre-attaque, agressive dans son jeu, va au contact et tout cela déstabilise complètement nos joueurs qui perdent totalement pied nous avons beau leur dire et redire que nous allons rencontrer des équipes de ce type en Chine et même certainement une majorité de nos match seront comme cela, rien n’y fait. La tension monte dans l’équipe, certains joueurs se démotivent, les engueulades fusent et cela frise le massacre !.. Dommage de finir de si belles journées par une telle performance. Même si la fatigue explique une partie de la non-réussite, rien ne justifie d’en arriver à une telle tension et un si mauvais jeu, c’est un manque total de respect à l’égard de l’équipe adverse qui, elle, a mis toute son énergie et son savoir-faire dans la partie.

 

Avant le souper nous prenons un long moment pour parler de ces quatre jours de camp, de nos impressions et notre ressenti. Cela s’est donné sous la forme d’un dialogue  entre les impressions des joueurs et le feed back de l’entraîneur. Je vais essayer d’en retranscrire les principaux éléments

Tony revient sur le match de l’après-midi expliquant que lui n’est pas un joueur brusque, ce n’est pas son style, donc lorsqu’il est confronté à cela, il a peur et s’écarte. Pierre lui fera remarquer que son attitude ouvre la porte à encore plus de brusquerie car en s’écartant il signale à l’autre joueur : Tu peux y aller…

Mais Tony sait pourtant agir autrement, il nous l’a montré. C’est donc plus une question de choix dans sa tête qui déterminera l’attitude qu’il va adopter. C’est donc bien sur ce plan là que Pierre s’engage à travailler avec lui.

Tony est d’accord et il répète avec force que s’il fait du basket, c’et parce qu’il aime jouer avec les copains.

Sébastien, lui, a du plaisir à travailler en équipe dans les entraînements, Il a beaucoup aimé ces journées et les exercices proposés : les dunks, les jeux de shoot au panier, le 5 contre 5, tout cela lui apprend, entre autres à aller au rebond. Mais il s’est senti mauvais dans le match, ce sur quoi Pierre le reprend car il a trop souvent tendance à se dévaloriser et à douter.

Gabriel Feletar reconnaît ses difficultés à se motiver de façon régulière, surtout lorsqu’il joue contre des équipes qu’il connaît. Et pourtant c’est bien ce que nous avons à faire et c’est de même dans tous les sports. Dans les championnats les clubs jouent toute la saison contre les mêmes équipes et même souvent plusieurs saisons de suite. Il est important de réaliser que chaque match est un nouveau match dans lequel trouver du plaisir. Cela a à voir avec le respect de l’équipe adverse.

Pour Rui ça a été dur de s’entraîner durant deux jours, il n’a pas l’habitude que ce soit aussi intense et se sent tout cassé ! Mais il a beaucoup apprécié, ce fut un camp agréable où il s’est bien défoulé. De plus c’est une bonne occasion de mieux connaître tout le monde, surtout pour lui qui ne peut pas toujours participer totalement aux entraînements ou aux matches à cause de son travail. Pierre lui reconnaît sa formidable volonté de continuer malgré toutes les difficultés rencontrées et estime que ce voyage est une récompense qu’il mérite largement pour son engagement total chaque fois qu’il peut être avec nous.

Jérôme est très satisfait de son camp d’entraînement, il pense avoir beaucoup appris. Effectivement, son attitude concentrée sur lui-même, moins encline à s’occuper de tout ce qui se passe autour de lui, a rendu un bon apprentissage possible. Jérôme est de plus en plus conscient  de son comportement de « commère » et dit combien c’est difficile de se corriger, que cela lui demande une attention constante à ce qu’il fait mais il veut  y arriver et y met toute son énergie.

Yanos est très enthousiaste, il a adoré les dunks. C’est beau !!! La corde à sauter, ça oblige à monter, à sauter. L’ambiance du groupe est très confortable, toutefois il regrette que parfois certains partent à droite ou à gauche, lui il n’aime pas ça, il aime quand l’équipe est toute ensemble. Il a facilement peur pour les copains, peur qu’ils se blessent. Il n’y a pas grand chose à ajouter à cela, effectivement, Yanos est non seulement un merveilleux joueur, mais également un copain fidèle et attentionné.

Gabriel Testuz a trouvé que ces journées étaient bien, même si pour lui ça a été dur à la longue. Son corps n’a pas l’habitude de tant d’heures de sport. Sa main lui fait mal car il l’a beaucoup faite travailler. Il sait que pendant quelques jours le mal va encore se propager et que sa jambe va lâcher de temps en temps. Mais c’est une souffrance physique qu’il accepte car il sait que cela le fait  progresser dans la reconnaissance et l’acceptation de son handicap et développe tout de même ce qui peut encore s’améliorer dans son corps.

Youri ne peut rien dire, il est bloqué. Il n’a pas réussi à rejoindre l’équipe est s’en est exclu de lui-même. Toutefois les copains lui diront combien ils souhaitent retrouver le Youri qu’ils connaissent, un fabuleux joueur, un pote.

Yannick, d’après ce qu’il a vu ces 4 jours pense que l’aventure sera dure, car « on n’a pas le moral d’équipe qu’il faut pour affronter une compétition de ce niveau… »

Pourtant c’est vrai qu’il y a une bonne ambiance dans l’équipe, que nous avons retrouvé certains joueurs que nous avions perdus, mais… Pour lui, le match de cet après-midi a été perdu à cause de la fatigue, et pourtant ce sera encore plus fatiguant en Chine, avec le voyage, le décalage horaire, la nouveauté et le niveau des équipes contre lesquelles nous jouerons.

Michaël a aimé ce camp, il a pu retrouver des gens qu’il aime beaucoup et en découvrir de nouveau comme les judokas de Chaux-de-Fonds ou les basketteurs de Bad-Heustrich. Il a aimé vivre avec les gars de l’équipe. « C’est sûr que nous avons des atomes crochus. Il est clair que si ça ne va pas hors du jeux, dans le match ça n’ira jamais… »

«  Lorsque je m’énerve, ce n’est pas contre l’un ou l’autre d’entre vous, c’est parce que je sais ce que nous valons… et ça me fait tellement mal quand nous ne montrons pas ce que nous sommes que je monte les tours !.. »

Pierre souligne le fait que l’équipe est effectivement faite de fragilités mais c’est certainement ça notre force. Il y a une harmonie entre les partenaires et les personnes handicapées qui fait qu’aujourd’hui elles acceptent leur handicap.

Yannick ajoute encore que personne n’a le monopole des soucis, que tous en ont et que celui qui fait porter les siens par l’équipe ou la fait payer pour ce qu’il vit n’est pas correct.

 

Nous nous interrogeons encore sur la notion de délégation qu’est-ce que cela représente, avons nous le sentiment d’appartenir à cette délégation suisse aux Jeux Mondiaux de Shanghai 2007? Tous s’accordent sur le fait qu’ils n’ont pas totalement  le sentiment de faire partie d’un tout, qu’il n’y a pas de sentiment de cohésion, que nous n’avions pas suffisamment de temps pour entrer en contact avec l’entier de la délégation. Nous sommes certainement aussi troublés par le fait que nous savons qu’à Shanghai nous ne serons pas ensemble.

Mais tout de même, Gabriel Feletar nous rappelle que c’est une chance de faire partie de cette délégation. Il n’y a pas tout le monde qui peut faire une chose pareille.

Et puis il y a l’immense fierté de porter le maillot de l’équipe suisse. Ce qui fait dire à Rui : «  Moi j’aimerai pouvoir rentrer de Shanghai et dire la tête haute – Voilà ! J’ai joué en Chine avec ce maillot !!! »

 

Au repas du soir, une surprise nous attend : nous allons manger frite, ratatouille et rôti…avec des baguettes !.. Une bien agréable façon d’introduire la personne avec la quelle nous allons passer la soirée : un chinois établi à Genève qui a accepté de venir nous parler de son pays d’origine et répondre à nos questions.

Ce monsieur nous a fait comprendre qu’il n’y a pas de différence majeure dans la façon de se comporter ici ou à Shanghai : les maîtres mots sont respect et courtoisie ! Le sourire peut exprimer le plaisir, mais aussi l’incompréhension. Les chinois se touchent volontiers, donc si un chinois prend un homme par l’épaule, n’y voyez rien d’autre qu’un signe affectueux. Les chinois s’attendent à ce que nous exprimions nos souhaits et envies, il n’y a aucune gêne à cela.

A Shanghai, inutile de chercher le ciel bleu… la pollution l’empêche d’apparaître.

Il est sûr et certain que tout sera parfaitement bien organisé et orchestré, les chinois sont très forts pour cela.

Cette causerie et quelques images de la ville ont achevé de nous mettre l’eau à la bouche.

 

Dimanche 20 mai

 

Voilà, le camp touche à sa fin. Après le traditionnel buffet de petit déjeuner, il est temps de faire nos bagages et vider les chambres. Tous habillés de nos training de délégation, il nous reste à faire les photos de la délégation et des différents groupes sportifs. Ces photos serviront à remercier nos sponsors mais également à nous faire rêver jusqu’au moment du grand départ, le jeudi 27 septembre.

Merci au personnel du Centre sportif d’Ovronnaz pour leur accueil confiant et chaleureux. Merci à Yolande, Didier et aux différents intervenants de ces 4 jours de préparation.

 

 

 

Evelyne, 24 mai 2007